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    Scandales des travaux de l'autoroute " Est-Ouest " Algerien

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    PHOENIX
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    Scandales des travaux de l'autoroute " Est-Ouest " Algerien

    Message par PHOENIX le Jeu 10 Déc - 16:52

    De hauts responsables, un colonel et… Falcon
    Plus d’un mois après la mise sous mandat de dépôt du secrétaire général du ministère des Travaux publics, Mohamed Bouchama, du directeur de la planification du ministère des Transports, M. Hamdane, de trois intermédiaires de sociétés étrangères et de deux jeunes qui font dans le change parallèle à Hydra (Alger), le juge d’instruction près le tribunal de Sidi M’hamed vient d’inculper le chef de cabinet de Amar Ghoul et son homme de confiance. Placé sous contrôle judiciaire, Ferachi Belkacem est poursuivi pour les mêmes chefs d’inculpation retenus contre le secrétaire général et qui lui ont valu la mise sous mandat de dépôt.
    L’instruction autour de ce qui est qualifié de la plus grande affaire de corruption impliquant aussi bien des personnalités politiques que militaires avance à pas de fourmi. Les résultats auxquels est arrivée l’enquête préliminaire menée par les officiers de la police judiciaire du Département du renseignement et de la sécurité (DRS) n’ont pas tellement évolué en dépit des noms de hautes personnalités citées dans le dossier. Même filtrés, ces résultats montrent à quel point la corruption ronge les institutions de l’Etat et comment des lobbys étrangers, notamment français, aidés par de hauts responsables de l’Etat, sont devenus les dépositaires du marché algérien. De hauts cadres de l’Etat sont soudoyés à coups de commissions par des sociétés chinoises, espagnoles, italiennes et françaises afin de les aider à obtenir les marchés de réalisation du tramway, d’autoroutes et de barrages. Un vrai panier de crabes où se mêlent l’espionnage économique, le trafic d’influence, la corruption et les passe-droits.
    Plusieurs personnalités importantes ont été citées dans ce dossier, parmi elles Mohamed Bedjaoui (ancien ministre des Affaires étrangères), Chakib Khelil (ministre de l’Energie), Abdellatif Benachenhou (ex-ministre des Finances), des officiers supérieurs des services de sécurité comme le colonel Khaled (conseiller du ministre de la Justice), deux autres colonels et un général à la retraite, en passant par le chef de cabinet et homme de confiance de Amar Ghoul, son secrétaire général, le directeur général de l’Agence nationale des autoroutes et le directeur de la planification au ministère des Transports. De tout ce beau monde, seuls le secrétaire général des Travaux publics et le directeur de la planification des Transports sont sous mandat de dépôt alors que le chef de cabinet est inculpé. Pourtant, ces grands marchés passent par des commissions nationales présidées par les ministres des secteurs concernés. Mieux encore, ils font partie des grands projets que le président de la République suit avec attention de par leur importance dans la réussite de ses mandats. De ce fait, s’il y a corruption et il y en a elle ne peut se limiter uniquement aux cadres mis en cause.
    Dans le cas du scandale lié au marché de réalisation de l’autoroute Est-Ouest, la responsabilité incombe d’abord à Amar Ghoul en tant que ministre et président de la commission nationale des marchés, mais également, en tant que haut cadre du MSP, un parti de l’Alliance présidentielle, éclaboussé par des scandales en cascade. Telle qu’elle se présente aujourd’hui et sans préjuger du cours de l’instruction, il y a comme une volonté délibérée (ou non) de limiter les responsabilités de cette grave affaire aux seuls cadres incriminés. Tout comme on veut faire croire à l’opinion publique que dans le dossier des marchés des tramways, la corruption s’arrête au niveau directeur de la planification et que dans celui de la réalisation des barrages, personne n’est responsable. Le juge d’instruction est aujourd’hui devant une deuxième affaire Khalifa. Saura-t-il démêler l’écheveau en convoquant toutes les personnalités citées lors de l’enquête préliminaires et aller très loin à la recherche de la vérité ou se limitera-t-il à consolider l’idée de l’acte isolé qui se profile ? Une lourde question qui interpelle la justice algérienne...

    Pierre Falcon, le trafiquant d’armes qui s’invite à un conseil interministériel


    Majdoub Chani fait des révélations fracassantes sur la mainmise du lobby français sur le marché algérien et ses importantes entrées dans les rouages de l’Etat.
    C’est à Pékin qu’il apprend que Pierre Falcon, un trafiquant d’armes détenteur de trois nationalités, française, angolaise et brésilienne, est à la tête d’un puissant groupe de pression français qui détient la clé des affaires en Algérie, grâce à ses contacts avec les plus hauts responsables civils et militaires algériens. Natif d’Algérie au début des années 1950, Falcon a été condamné récemment, en France, pour avoir vendu, avec le consentement des services français, des armes à l’Angola, au moment le plus fort de la rébellion. Chani affirme que c’est Falcon qui a assumé le rôle d’intermédiaire pour faire obtenir à la chinoise Citic le marché de l’autoroute et l’introduire dans les affaires en Algérie, et ce, grâce à ses connaissances au sein du gouvernement algérien. Il avait même assisté en 2006 à l’ouverture des plis à Alger, lorsque la Citic a arraché le contrat. Fait surprenant, ses connaissances haut placées l’ont invité à assister à un conseil interministériel entre Abdellatif Benachenhou (ministre des Finances,) Mohamed Bedjaoui (ministre des Affaires étrangères), Chakib Khelil (ministre de l’Energie) et Amar Ghoul (ministre des Travaux publics) consacré à l’autoroute Est-Ouest et aux problèmes y afférents. Selon Chani, qui cite les confidences du PDG de la Citic, l’idée aurait été proposée par Bedjaoui. Ce dernier connaissait bien Falcon ; leurs relations se sont renforcées au temps où ils étaient tous deux membres de l’Unesco à Paris. Mieux, Chani affirme que Benachenhou avait même suggéré l’idée de payer les Chinois en pétrole. Mais finalement, Falcon n’a pas assisté à ce conseil du fait qu’à la dernière minute, Chakib Khelil s’y est opposé de peur de la réaction du Président si jamais il apprenait qu’un étranger avait pris part aux travaux d’un conseil interministériel.

    Je dirais, que c'est juste la partie superieure du Iceberg qu'on voient...(Bled mickey)

    Par Salima Tlemçani
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    FEDERER

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    Re: Scandales des travaux de l'autoroute " Est-Ouest " Algerien

    Message par FEDERER le Mer 3 Mar - 7:17

    L’enquête sur le scandale de l’autoroute Est-Ouest se poursuit, avec une nouvelle inculpation d’un ancien haut responsable du secteur des Travaux publics. Mohamed Kheladi, ancien directeur de la Division travaux neufs (DPN) de l’Agence nationale des autoroutes (ANA), a été placé, lundi 1er mars, sous mandat de dépôt par le juge de la 9eme chambre du Pôle criminel spécialisé du tribunal d’Alger, a appris TSA de source proche de l’ANA. Le 9eme Pôle est spécialisé dans les affaires de corruption, de détournements de bien publics et des affaires économiques.
    Mohamed Kheladi est en partie à l’origine de l’éclatement du scandale de l’autoroute. Lors de ses différentes auditions par les enquêteurs, il avait également mis en cause le ministre des Travaux publics, Amar Ghoul.
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    PHOENIX
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    Re: Scandales des travaux de l'autoroute " Est-Ouest " Algerien

    Message par PHOENIX le Mer 7 Avr - 13:48

    Scandale des marchés de l’autoroute est-ouest : 20% pour Pierre Falcon et son lobby



    La demande de liberté au profit de l’ex-secrétaire général du ministère des Travaux publics a été rejetée par la juge d’instruction de la 9e chambre, en charge de l’affaire de l’autoroute Est-Ouest, au niveau du pôle judiciaire spécialisé, près la cour d’Alger. En détention provisoire depuis plus de cinq mois, le prévenu compte, par le biais de ses avocats, faire appel auprès de la chambre d’accusation, apprend-on de source proche du dossier. Cette demande s’est imposée après l’inculpation et la mise sous mandat de dépôt, par le même juge, de Mohamed Khelladi, ancien directeur des nouveaux projets (DNP) au niveau de l’Agence nationale des autoroutes (ANA). Suite sur El Watan( article tres long).
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    PHOENIX
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    Re: Scandales des travaux de l'autoroute " Est-Ouest " Algerien

    Message par PHOENIX le Lun 19 Avr - 4:45

    Autoroute Est-ouest : les Chinois arrêtent les travaux




    EXCLUSIF tsa-algerie.com. Le groupement chinois Citic-Crcc, en charge de la réalisation de la partie de l’autoroute est-ouest située entre Bordj Bou Arreridj et la frontière marocaine, a décidé d’arrêter les travaux. Selon nos informations, la décision a été prise à l’issue d’une réunion houleuse sur le projet, jeudi dernier, avec les responsables de l’Agence nationale des autoroutes (ANA). « Les Chinois ont décidé d’arrêter les travaux pour réclamer le paiement des surcoûts et protester contre la décision de l’ANA d’exiger la levée de toutes les réserves précédemment signalées par les bureaux d’études chargés du contrôle et du suivi du projet comme préalable au paiement des travaux », affirme à TSA une source proche du projet.

    La décision du groupement Citic-Crcc d’arrêter momentanément les travaux sur les tronçons Est et Centre de cette autoroute intervient après plusieurs mois de tensions avec l’ANA. Les Chinois ont gelé en février les travaux de réalisation des tunnels de Bouzegza à Lakhdaria à l’est d’Alger. Un gel qui a duré près d’un mois. La livraison de l’autoroute entre Relizane et Oran a également été affectée par la décision chinoise de geler les travaux pour réclamer le paiement d’une première tranche de 400 millions de dollars sur une facture de plus de deux milliards de dollars correspondant à des surcoûts qui avoisineraient les deux milliards de dollars, selon la même source. Mais les Algériens ne souhaitent pas payer les surcoûts. Ils ne veulent même entendre parler de cette formulation car aucun budget n’a été dégagé dans la loi de finances 2010 pour ces travaux supplémentaires. Le groupement Citic-Crcc avait décroché en 2006 les contrats de réalisation de deux tronçons d’une longueur totale de 600 km de l’autoroute est-ouest pour plus de six milliards de dollars. Le projet devait être livré en janvier 2010.

    L’éclatement du scandale de l’autoroute est-ouest en sepembre dernier, avec l’arrestation en novembre dernier par les services de sécurité du secrétaire général du ministère des Travaux publics, a forcé l’ANA à revoir ses relations avec le groupement Citic-Crcc. Avant l’éclatement du scandale de l’autoroute, l’ANA privilégiait le délai au détriment de la qualité des travaux. Les relations entre les deux parties étaient beaucoup plus politiques que techniques. « L’ANA sous la pression du ministre des Travaux publics voulait à tout prix livrer le projet dans les délais. Les réserves techniques formulées par les bureaux d’études chargés du contrôle et du suivi n’étaient pas prises en compte. L’ANA ne prenait même pas la peine de les transmettre aux Chinois pour les lever afin de ne pas retarder le chantier », explique notre source.

    En privilégiant la politique sur le coté technique, la Direction des travaux neufs de l’ANA, dominée par des membres du MSP le parti du ministre Amar Ghoul, a laissé faire les Chinois. Ces derniers ont profité de la situation pour alourdir la facture de la réalisation et présenté des factures de travaux supplémentaires qui n’étaient pas prévus dans les plans initiaux. « Des solutions techniques coûteuses et injustifiées ont été adoptées pour le traitement de certaines contraintes techniques. Un pont qui nécessite neuf pieux s’est retrouvé avec douze fondations spéciales. Des tirants d’ancrage ont été réalisés pour stabiliser des talus alors que ce n’était pas nécessaire. Des murs de soutènements ont été construits pour traiter des glissements de terrains mineurs », détaille notre source.

    En réalité, dans cette affaire l’ANA et le groupement Citic-Crcc se partagent la responsabilité. La première parce qu’elle n’a pas joué pleinement son rôle pour optimiser le coût de la réalisation de l’autoroute est-ouest. de l'autre côté, le groupement Citic-Crcc a profité de la confiance, de la naïveté ou de la corruption de certains responsables de l’ANA et du ministère des Travaux publics pour tenter d’alourdir la facture de la réalisation.

    Curieusement, Citic a utilisé une partie des sommes pour payer des intermédiaires comme Chani Medjoub et Pierre Falcone. Les Algériens oseront-ils demander à ce que ces sommes – plus de 530 millions de dollars, selon nos sources- soient déduites de la facture des « surcoûts » ?

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    Re: Scandales des travaux de l'autoroute " Est-Ouest " Algerien

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