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    L’algérie confrontée à la crise de la demande de gaz :" Les revenus menacés durant 3 ans "

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    PHOENIX
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    L’algérie confrontée à la crise de la demande de gaz :" Les revenus menacés durant 3 ans "

    Message par PHOENIX le Mer 21 Avr - 9:49

    Dans un contexte de baisse de la demande, le Qatar compte inonder le marché d’ici à 2011.

    Les travaux de la conférence internationale sur le gaz naturel liquéfié GNL16 ont véritablement démarré, hier, avec la présentation des communications des responsables des compagnies gazières et des spécialistes du domaine. L’ouverture officielle de la rencontre, le 19 avril, était plutôt protocolaire. Au cours de la séance de la matinée, la majorité des intervenants ont mis en évidence les incertitudes sur le marché international du gaz au cours des trois prochaines années. Le premier orateur, le responsable de la commercialisation du gaz à Sonatrach a relevé que le rythme des changements sur le marché, au cours de la dernière decennie, est plus rapide que durant les 30 dernières années. Les dernières décennies, Sonatrach en tant que l’un des leaders majeurs sur les marchés du gaz, aura contribué à l’accélération de ces changements. L’intervention du représentant du groupe français GDF Suez, Luc Speelved, a abordé l’état inquiétant de la demande gazière. La demande en gaz naturel de 11 milliards de mètres cubes de GNL en Europe a baissé à hauteur de 50 milliards de mètres cubes en 2009, de 20 milliards de mètres cubes en Amérique du Nord et de 12 milliards de mètres cubes en Asie. Il est prévu que cette tendance se poursuive au cours des trois prochaines années, c'est-à-dire jusqu’en 2014. À cette échéance, la demande retrouvera son niveau de 2008. Dans ce contexte baissier, Qatar avec ses immenses réserves compte inonder le marché en gaz naturel liquéfié. Ahmed Khulafi, responsable à Qatar Gas, a indiqué que le Qatar restera le premier exportateur mondial de GNL en 2011, il a détrôné l’Indonésie et il compte exporter en 2011 60 milliards de mètres cubes de GNL contre près de 40 milliards de mètres cubes en 2008. Le Qatar dispose d’une flotte de 71 méthaniers, ce qui lui permet d’assurer une grande flexibilité dans ses fournitures de GNL. Le Qatar exporte le GNL vers la Chine, l’Inde, Taiwan, le Mexique, le Canada, les États-Unis. Il se place sur le marché britannique avec des ventes prévisionnelles de 6 milliards de mètres cubes de GNL par an.

    Qatar, premier exportateur mondial de GNL, l’Algérie à la quatrième place
    Avec cette expansion des exportations de GNL du Qatar en particulier, l’Algérie dégringole à la quatrième place après la Malaisie.et l’Indonésie. Heinze Koztot, responsable à KBR, a présenté le projet de mégatrain de Skikda qui a constitué un défi technologique pour la compagnie américaine. Le GNL algérien étant riche de produire non seulement du gaz naturel liquéfié mais également du propane, du GPL, de la gazoline, de l’éthane et de l’hélium dans les installations annexes. Ce complexe aura une capacité de 4,5 millions de tonnes/an de GNL, 500 000 tonnes/an de propane, de GPL et de gazoline, 170 000 tonnes/an d’éthane et 163 Nm3/an d’hélium. La réalisation du complexe nécessite le transport de 370 000 tonnes d’équipement, soit l’équivalent de la capacité de 800 Boeing 747 et l’importation de 26 000 tonnes d’acier. Le projet dont le taux d’avancement est de 30% sera achevé en 2011. Avec le train d’Arzew en cours de construction, l’Algérie disposera d’une capacité supplémentaire de 9 millions de tonnes par an de GNL. L’expansion de ses capacités de liquéfaction sera moins importante que celle du Qatar.
    En somme, on s’attend à une baisse de la demande au cours des trois prochaines années. Cette situation risque de menacer les revenus en devises de l’Algérie, précisément gaziers. La révolte dite tranquille du gaz non conventionnel, une expression d’un intervenant, risque, elle, d’exercer des pressions sur les prix du gaz, dans un contexte de crise globale de la demande de gaz. La reprise de l’économie nationale n’a pas eu d’effet sur le marché du gaz, face à la surabondance de l’offre, contrairement au pétrole.

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