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    Les ports de Dellys et Zemmouri saturés

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    PHOENIX
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    Les ports de Dellys et Zemmouri saturés

    Message par PHOENIX le Mer 1 Sep - 8:21


    Situé à environ 12 km du chef-lieu de wilaya, le port de Zemmouri a une capacité de 183 unités de pêche, selon la direction de la pêche et des ressources halieutiques de Boumerdès. On y dispose de 179 unités dont 1 chalutier, 82 sardiniers et 96 petits métiers.

    Des unités exploitées dans la pêche artisanale, au niveau des zones de pêche intérieures à 6 miles nautiques, précise-t-on de même source.Au niveau du port, les marins-pêcheurs que nous avons rencontrés se plaignent cependant de «l’exiguïté de la passe d’entrée au quai». «La passe d’entrée au quai est très exigüe. De ce fait, deux felouques ne peuvent pas y accéder en même temps. Ce qui représente un véritable risque de collision à ce niveau, notamment en périodes d’intempéries», se plaint-on. Au port de Dellys, la situation est moins confortable. Si le premier responsable du secteur dans la wilaya estime que ce port «est occupé à 95% de ses capacités», avec une flottille composée de 162 unités de pêche (1 thonier, 11 chalutiers, 32 sardiniers et 118 petits métiers), les marins rencontrés sur le quai ont une autre estimation. Ils trouvent que «le port est plus que saturé». «Le nombre d’unités est largement supérieur aux capacités du port. Il y a à peine 1 m entre une felouque et une autre», nous dit-on.

    Chose que nous avons constaté de visu sur place. Aux moindres intempéries, toutes les unités de pêche se trouvant au quai risquent d’entrer en collision. Plus grave, «nous ne pouvons même pas nettoyer nos filets régulièrement en raison de l’exiguïté du quai», déplorent les marins. Et d’expliquer : «Pour nettoyer nos filets et les amender, il faut les déposer sur le quai. Ce qui est impossible dans l’état actuel des choses, car nous devons débarquer les quantités pêchées le plus vite possible et laisser la place au marin suivant qui est déjà là et attend qu’on lui libère l’espace réservé au débarquement.» Cette situation est d’autant plus inextricable que ce port est à usage mixte : de pêche et commercial. «Le port est encombré davantage avec les bateaux commerciaux
    .

    En effet de gros bateaux y viennent embarquer des déchets ferreux surtout ou débarquer diverses marchandises. Dernièrement, on y a débarqué de grosses conduites métalliques destinées à la station de dessalement de l’eau de mer de Cap Djinet, ce qui a paralysé notre activité durant toute la durée de l’opération», déplorent les marins. D’ailleurs lors de notre passage sur les lieux, lesdites canalisations étaient toujours là. Face à cette situation, les marins de Dellys fuient vers les ports de Zemmouri ou d’Azeffoun (dans la wilaya de Tizi Ouzou). Yacine Omar (El watan)


    Dernière édition par PHOENIX le Mer 1 Sep - 8:34, édité 1 fois

    PHOENIX
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    Re: Les ports de Dellys et Zemmouri saturés

    Message par PHOENIX le Mer 1 Sep - 8:23

    La construction navale compromise

    Les chantiers de construction navale de Zemmouri-El-Bahri et de Dellys font face à plusieurs difficultés d’ordre administratif et financier qui entravent sérieusement le développement de cette industrie dans la région.

    Entre autres problèmes, un chef d’atelier au chantier de la Sarl Corenav, implanté au port de Zemmouri-El-Bahri, se plaint du «gel des autorisations d’acquisition d’unités de pêche depuis plus d’un an». Par conséquent, «il y a des bateaux qui sont achevés depuis un an, mais faute d’autorisation au profit de leurs acquéreurs, ils sont toujours dans l’eau. De ce fait, le constructeur doit se limiter à la réparation uniquement, ce qui ne lui permet pas d’amorcer son investissement et de rembourser les crédits contractés. En outre ces barques non exploitées sont encombrantes. Et l’acquéreur a mis de l’argent dans un projet en suspens. Au-delà de six mois dans l’eau, le bateau doit être repeint et entretenu. Ainsi l’acquéreur commence à dépenser avant même qu’il ne débute l’exploitation de sa barque», déplore-t-on au niveau desdits chantiers.

    Ayant acquis un bateau de 12 m l’été dernier auprès du charpentier du coin, Mourad, un marin rencontré au port de Dellys, attend toujours sa régularisation. «Des responsables du ministère de tutelle nous ont promis, de mettre fin à notre calvaire avant fin juillet dernier. On nous a convoqués à la direction de la pêche de Tizi Ouzou, où nos bateaux sont domiciliés. Alors, nous leur avons remis des documents attestant de l’état des barques acquises (achevées ou en cours de réalisation). Mais jusqu’à présent rien n’est encore fait», regrette Mourad. Les ouvriers du chantier de Dellys se plaignent également des conditions de travail pénibles et désavantageuses. Situé en plein air, à l’extérieur du port de surcroît, ce chantier est des plus dur. Les ouvriers y sont exposés à la chaleur et au froid. Et une fois le bateau construit, il est difficile de le mettre à l’eau en raison de la situation du chantier.

    «On aurait dû mettre à notre disposition un hangar à même le port, comme c’est le cas de la Corenav à Zemmouri-El-Bahri», estiment les ouvriers. Les constructeurs de bateaux soulèvent par ailleurs la pénurie des matériaux (bois et des clous galvanisés). «Pour nous en approvisionner, on se déplace jusqu’à Bou Haroun et El Qol (wilaya de Skikda). Et des fois, ils sont carrément introuvables sur le territoire national», se désole-t-on.

    Yacine Omar ( El watan ).

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