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    Quand Chadli parle des élections de 1991, du 5 octobre 1988 et de la question amazighe

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    PHOENIX
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    Quand Chadli parle des élections de 1991, du 5 octobre 1988 et de la question amazighe

    Message par PHOENIX le Lun 4 Oct - 13:26



    Annoncés il y a plus de deux ans, les mémoires de Chadli Bendjedid ne sont toujours pas sortis. Depuis sa conférence publique, fin novembre à El Tarf dans l’est dans pays, dans laquelle il avait évoqué plusieurs dossiers gênants et sensibles, l’ancien président n’a plus parlé en public. Dans un premier temps, on avait pensé que le silence qui avait suivi la conférence d’El Tarf avait pour objectif de ne pas gêner la présidentielle de 2009. En fait, Chadli Bendjedid semble avoir été invité à garder le silence pour longtemps.

    Mais si Chadli Bendjedid ne s’est plus exprimé publiquement en Algérie, il a parlé à des chercheurs étrangers. Le quotidien Liberté rapporte dans son édition d’aujourd’hui les propos inédits et parfois surprenants que l'ancien président de la République a tenu dans une longue interview réalisée par deux chercheurs japonais spécialistes de l'Algérie et publiée dans le journal Sophia Asian Studies. Parmi les sujets évoqués, les élections de 1991, le 5 octobre 1988 et la question amazighe.

    Concernant l'arrêt du processus électoral de 1991, Chadli Benjedid affirme ainsi: « il aurait fallu que nous respections le choix du peuple algérien et donner une chance au Front islamique du salut (FIS) de constituer son gouvernement ». Et il conteste avoir été forcé de quitter le pouvoir, mais affirme avoir démissionné de son propre chef. « J’étais pour le processus démocratique (…) mais les membres du FLN ont eu peur et ils m’ont demandé d’annuler les résultats des élections et de les refaire. J’ai refusé par respect à la constitution et à la promesse que je m’étais donnée quand j’avais juré sur le Coran de respecter la volonté du peuple algérien. (…) Quelle aurait été la réaction de l’opinion nationale et internationale si je les avais annulées ? Ils auraient pensé que les réformes qu’avait réalisées Chadli n’étaient qu’une manœuvre pour rester au pouvoir et c’est pour cette raison que j’ai décidé de tout quitter. J’ai déposé ma démission par respect au peuple algérien (…) . J’ai démissionné de mon plein gré sans pression d’une quelconque partie », explique ainsi l'ex-président.

    Il s'exprime également sans ambages sur la question amazighe. « L’amazighité est une sorte de tradition et de langue de quelques tribus appartenant à des civilisations et cultures près-islamiques et il reste encore peu de tribus qui tiennent encore à ces origines. (…) L’amazighité est une langue qui est dépassée par le temps et qui ne pourra pas se développer. (…) La langue amazigh a disparu », affirme-t-il.

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    Re: Quand Chadli parle des élections de 1991, du 5 octobre 1988 et de la question amazighe

    Message par FEDERER le Mar 5 Oct - 12:01


    Incroyable,il aurait fallu que chadli parle dans une revue japonaise pour que le 5 octobre réapparait sur les torchons (journaux)nationale alors que les années précédentes l'événement passe inaperçue. perplexe


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    albatros

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    Re: Quand Chadli parle des élections de 1991, du 5 octobre 1988 et de la question amazighe

    Message par albatros le Mer 6 Oct - 16:30

    Excuse-moi mon ami phoenix car je n'ai pas envie de lire ce que Chadli a dit à propos du 5 octobre, par respect aux martyrs de cet événement. Je ne pense pas que celui-ci ait apporté du nouveau. C'est toujours la même histoire, ce n'est pas moi qui suis responsable de cette tragédie, ce sont les autres qui le sont. Aujourd'hui, en lisant le journal El-Watan, j'ai lu qu'un groupe d'individus a été empêché de déposer une gerbe de fleur pour commémorer cet anniversaire. Bon Dieu, on a encore peur de ces martyrs. Quel mal y a-t-il à déposer une gerbe de fleurs à la mémoire de ces martyrs. Voici l’article en question :
    Le rassemblement organisé hier à Alger pour la commémoration de cette date symbole a été réprimé. Les services de sécurité sont allés jusqu’à empêcher le dépôt de la gerbe de fleurs à la mémoire des martyrs de la démocratie.

    Que dire d’un pouvoir qui a peur d’une gerbe de fleurs ? D’un pouvoir qui a fait de la bastonnade une politique et de la politique un interdit ? Hier encore, la répression, devenue le moyen de communication d’un pouvoir autiste, a frappé. Elle a jeté son fiel sur des jeunes, désarmés, venus parsemer de fleurs là où le mal n’a que trop sévi. Le rassemblement pour commémorer les événements du 5 Octobre a été violemment interdit dans un lieu, théâtre il y a 22 ans d’une répression féroce contre des jeunes aussi désarmés. Ce que le temps n’a pas réussi à effacer, la matraque veut le rendre invisible.
    Le Rassemblement action jeunesse (RAJ) qui a appelé, avec l’Association des victimes des événements d’Octobre, à un rassemblement pacifique sur la place des Martyrs, à Alger, en commémoration des journées d’Octobre, a été empêché par la force de quitter les lieux. «Trop c’est trop, chaque année c’est la même rengaine ! Rentrez chez vous», lançait tout de go un policier en civil visiblement imperméable à tout compromis. Comme si ordre avait été donné pour empêcher ne serait-ce que le dépôt de la gerbe de fleurs, les policiers venus en nombre, en civil et en uniforme, ont violemment poussé les manifestants à s’éloigner du kiosque de la place des Martyrs. Les fleurs n’ont pas échappé à la rage des forces de l’ordre.
    Tentant vainement de déposer la gerbe commémorative et face à un encerclement par les policiers, le président de RAJ, Hakim Addad, a eu pour acte de subversion de jeter des fleurs sur les présents. Un geste pour affirmer et insister sur le caractère pacifique du rassemblement. Mais ce n’était pas assez pour calmer l’acharnement de la police à interdire le rassemblement. Un autre militant du RAJ tente quant à lui, malgré l’interdiction des policiers, de lire la déclaration de son association. Le texte lui a été arraché des mains, comme tous les écrits brandis par les manifestants.
    L’image de la gerbe de fleurs défraîchies, jetée sur le sol, résume à elle seule tout le mépris affiché à l’adresse du peuple et de sa mémoire. «Je suis un Algérien, voici ma carte d’identité, j’ai le droit d’être où je veux quand je veux. Vous n’avez pas le droit de me l’interdire», lançait un jeune, le bras brandi, tenant sa carte nationale. Son geste a été rejoint par d’autres manifestants qui, tout en brandissant leurs cartes, lançaient des slogans que cette place et ce ciel d’Alger connaissent et gardent encore en mémoire : «Algérie libre et démocratique », «A bas la répression, liberté d’expression», «Bab El Oued Echouhada» ou encore «Pouvoir assassin». Au fur et à mesure que la foule grandissait, le nombre de policiers doublait.
    «Apparemment, il s’agit d’une délégation de la DGSN qui est venue commémorer avec nous le 5 Octobre», nous dit ironiquement Azouaou. Aux dizaines de manifestants s’ajoutait une foule de curieux, s’interrogeant sur le pourquoi de cette action. «Ils ont raison de dénoncer la hogra. Qui n’est pas atteint par le mal de la hogra dans ce pays ?», nous dit un citoyen de passage. D’autres affichaient des regards de colère en voyant la réaction démesurée des policiers.
    Le RAJ dénonce une «féroce répression»
    «C’est émouvant de voir ça. Comment répondre avec une telle férocité face à des gens désarmés et pacifistes ? Nous sommes là pour nous remémorer une date, des victimes, des faits, pourquoi tant d’acharnement à nous faire taire et oublier ce qui s’est passé ?», s’indigne Oumahamed, lui aussi victime d’Octobre.
    Appuyé sur une canne qui ne le quittera jamais, comme le souvenir de ce 5 octobre 1988 où il était de passage devant la DGSN, Oumahamed a été atteint de deux balles provenant de l’édifice de la police. «Nous réclamons un statut, une reconnaissance. Qu’on dise enfin la vérité et ce qui s’est réellement passé», dit-il. Un représentant de l’association SOS familles de disparus, venu participer à l’action de RAJ et des victimes d’Octobre, souligne : «Il y a danger sur les libertés. Les rassemblements sont interdits et c’est là une grave atteinte aux droits à l’expression.»
    Des représentants de la Ligue algérienne de défense des droits de l’homme, des militants du FFS, du MDS, un député d’El Islah, Filali, et le député indépendant Ali Brahimi ont répondu à l’appel de la mémoire en prenant part au rassemblement.
    Les deux députés ont été invités par Hakim Addad à faire valoir leur statut de député pour faire libérer le jeune Ferhani, embarqué par la police. Affichant leur carte officielle, les deux élus à l’APN ont demandé aux policiers de laisser le rassemblement s’accomplir. Mais c’était une vaine tentative. «Nous avons vu ce que vous faites et nous en rendrons compte à l’Assemblée», dira le député Filali.
    Dans un communiqué rendu public après le rassemblement réprimé, le RAJ, tout en saluant le courage des citoyens présents à la place des Martyrs, dénonce «la féroce répression qui s’est abattue sur les manifestants». Le communiqué souligne que «nul n’a été épargné, pas même les deux victimes de la répression d’Octobre 1988, venus participer au rassemblement. Le membre du RAJ et deux autres citoyens qui ont été interpellés ont finalement été relâchés suite aux négociations avec les responsables de la police locale».

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    Re: Quand Chadli parle des élections de 1991, du 5 octobre 1988 et de la question amazighe

    Message par PHOENIX le Jeu 7 Oct - 11:08





    Chadli Bendjedid se dit la cible de «cercles malveillants»

    L’ancien président de la République, Chadli Bendjedid (1979-1992), réagit aux articles parus dans les quotidiens Liberté et El Watan qui ont repris ses propos publiés dans une revue scientifique japonaise, The Journal of Sophia Asian Studies (n°27).

    Il tente tout simplement de démentir le contenu de l’interview accordée à deux chercheurs japonais, Masatoshi Kisaichi, docteur en histoire et professeur à l’université Sophia du Japon, et Shoko Watanabe, universitaire japonaise spécialisée dans les études d’anthropologie, de sociologie et d’histoire du Maghreb, dont nous avons obtenu une copie. «Tout ce qui a été donné en mon nom n’a aucune part de vérité. Ce ne sont pas mes déclarations ; ce sont des contrevérités, des mensonges et une déformation des vérités», estime-t-il dans une déclaration faite au quotidien arabophone Echourouk, dans son édition d’hier.

    «Je connais les parties qui ont rapporté ces déclarations. Je connais également leurs objectifs et leur animosité à mon égard qui ne date pas d’aujourd’hui», ajoute-t-il, en défendant son parcours à la tête de l’Etat.L’ancien président de la République, qu’El Watan avait tenté de contacter avant la publication du contenu de son interview, s’est contenté d’accuser la presse qui, à ses yeux, voulait juste «attenter à sa personne et à sa réputation».Ainsi, il rappelle sa fameuse déclaration selon laquelle «l’Algérie est amazigh, arabisée par l’Islam».
    «Je suis amazigh arabisé par l’Islam et ma position ne changera pas», avait-il lancé.

    Le reste de l’article n’est constitué que de commentaires de son auteur.Dans sa longue interview accordée aux deux chercheurs japonais qui maîtrisent la langue arabe, Chadli est revenu sur plusieurs questions relatives aux événements du 5 octobre 1988, l’arrêt du processus électoral en 1992, sa démission de la présidence de la République en 1992 et l’amazighité à laquelle il a dénié le fait d’être une composante de l’identité algérienne.

    El watan.


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    Re: Quand Chadli parle des élections de 1991, du 5 octobre 1988 et de la question amazighe

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