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    Le projet de la Grande mosquée d’Alger fait des dégâts

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    PHOENIX
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    Le projet de la Grande mosquée d’Alger fait des dégâts

    Message par PHOENIX le Jeu 16 Sep - 17:30





    L’école des sourds-muets de Lavigerie (actuelle Mohammadia) a été fermée en prévision de sa démolition. La Grande mosquée d’Alger, dont les travaux n'ont pas encore commencé, est prévue à son emplacement.

    Des familles, accompagnées de leurs enfants, des élèves de l’école des sourds et muets de Mohammadia, ont organisé, hier, un rassemblement pour protester contre la fermeture de l’établissement spécialisé. «C’est une véritable méprise. La tutelle (ministère de la Solidarité, ndlr) a décidé de fermer cet établissement sans en référer aux parents et au personnel spécialisé et sans tenir compte de l’intérêt des élèves perturbés dans leur scolarité. Ils ont tous été répartis sur les différentes écoles spécialisées du Télémly (Krim Belkacem) et de Baraki», s’indigne, éploré, le parent d’un enfant accroupi avec ses camarades devant l’école vouée à terme à la démolition. Située sur le terrain dégagé pour la construction de la Grande mosquée d’Alger, l’école, ouverte dans les anciens locaux des Pères Blancs de l’ex-Lavigerie, n’a pas rouvert, «comme l’appréhendaient les parents et les éducateurs».

    Les parents, accompagnés de leurs enfants, se rassemblent à l’entrée de l’école depuis lundi. «Ils ne s’en iront pas jusqu’à ce qu’une solution soit trouvée. Les parents souhaitent que les autorités sursoient à la décision et retardent d’au moins une année la fermeture et la démolition de l’école, vu que le projet de la Grande mosquée d’Alger programmé à cet endroit n’a pas encore été lancé», s’emporte, les yeux en larmes, une femme. «Un peu d’égard aux enfants», «Ayez pitié des sourds-muets», peut-on lire sur des banderoles déployées à l’entrée de l’établissement fermé à double tour. Les enfants, étonnés par le «remue-ménage» créé par leurs parents désemparés, semblent absents. Les enseignants, affectés dans plusieurs autres établissements, se sont solidarisés avec les enfants.

    «Séparer les enfants de leur milieu, c’est les perdre pour toujours. Notre école a toujours eu de bons résultats dans les différents paliers. Jusqu’à une certaines époque, nos voisins tunisiens venaient s’y former. Ce qui m’écœure, c’est ce mépris affiché par le ministère à l’égard des enfants et de leurs éducateurs. Même comportement à la direction de l’action sociale de la wilaya (DAS)», s’indigne un enseignant qui fait remarquer que ses collègues ont reçu, pour certains, des mises en demeure et des menaces de ponction sur salaire. Les enseignants, les psys et le personnel administratif ont été affectés dans plusieurs centres, au Télémly et à Baraki, tandis que les bureaux de la direction ont été installés dans une école du secteur à Birkhadem.

    Selon les éducateurs, le problème s’est posé il y a quatre ans et la solution aurait pu, insistent-t-ils, être trouvée dans l’intervalle. Il n’en a rien été. «Rien n’a été fait par notre tutelle qui gère le secteur sans véritable stratégie. Les ministères de la Solidarité ou des Affaires religieuses avaient la latitude de mettre à la disposition des élèves un centre de remplacement où ils peuvent être regroupés. L’Agence nationale des autoroutes (ANA), le centre de formation professionnelle, le centre hippique qui disposent de bâtiments au même endroit ont eu des compensations, mais pas nous. Pourtant, les Pères Blancs ont cédé l’endroit au profit des catégories fragiles. L’Etat algérien, représenté par le ministère de la Solidarité, n’en fait pas de même» s’étonnent les protestataires qui ne veulent pas lâcher prise et ont décidé de continuer à se rassembler à l’entrée de l’école jusqu’à l’aboutissement de leurs revendications.

    Contacté, le ministère de la Solidarité fait la sourde oreille. «Des solutions devraient être trouvées», s’est-on contenté de nous assurer dans une précédente entrevue au ministère, dont les services ont été renouvelés après le dernier remaniement ministériel. «Les nouveaux cadres du ministère géré par M. Barka ne sont pas au fait des réalités du secteur», regrette-t-on au niveau de Mohammadia.

    Nadir Iddir (El watan)


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