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    Ces enfants qui n'ont pas de vacances…ils travaillent pour subvenir aux besoins de leurs familles

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    PHOENIX
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    Ces enfants qui n'ont pas de vacances…ils travaillent pour subvenir aux besoins de leurs familles

    Message par PHOENIX le Sam 14 Aoû - 9:14



    Au moment où des enfants passent des moments agréables avec leurs parents, beaucoup d'autres, situation précaire de leurs familles oblige, se trouvent contraints de travailler. Les mots «vacances» ou «loisirs» n'existent pas dans le vocabulaire de ces derniers étant donné qu'ils se trouvent «occupés» tout le long de l'année (soit par les études, soit par le travail).
    En effet, ceux-ci exercent des activités très rudes par rapport à leur âge, et qui sont, d'ailleurs, difficilement «supportés» par les adultes. Mieux encore, certains de ces enfants doivent se lever très tôt le matin pour arriver au travail à l'heure, puisqu'ils habitent dans des régions éloignées du chef-lieu de la wilaya ou du lieu de travail. C'est le cas de Samir, à titre d'exemple, un enfant âgé de 15 ans et travaillant dans une unité de fabrication de parpaing à Draâ Ben-Khedda. Ce «petit travailleur», qui passera son BEM, cette année, se lève, chaque jour à 6 heures de matin pour rejoindre, à 8 heures, le lieu du son travail qui se trouve à 50 km de son domicile. «Nous travaillons de 8 heures jusqu'à 16 heures, sous un soleil de plomb. Vous imaginez !», a-t-il dit, avant de poursuivre : «Je n'ai pas d'autres choix. J'ai cherché du travail dans des restaurants, des cafétérias mais je n'en ai pas trouvé. C'est pourquoi, j'ai opté pour ce boulot, pour aider ma famille dans ses dépenses, surtout à l'approche de la rentrée scolaire. » Mohamed, un autre « innocent » qui n'a que 12 ans, travaille dans le marché de gros de fruits et légumes de Tadmaït. Plus étonnant encore, celui-ci se lève à 3 heures de matin pour gagner son argent de poche ! «Nous devons être présents au marché dès 3 heures de matin, car celui-ci s'ouvre à cette heure», a-t-il dit. Ce petit arrive difficilement à faire déplacer la charrette pleine des emballages des fruits et légumes dans le marché. Pour se reposer, il fait plusieurs haltes. Il faut dire qu'un bon nombre d'enfants, dont leur âge ne dépasse pas les 16 ans, travaillent dans cet endroit rien que pour subvenir à leurs besoins. «Je me déplace, quotidiennement, à Tizi Ouzou pour vendre ces vêtements que vous voyez», dit Karim, un autre enfant rencontré au marché sis devant le siège de l'Ansej à Tizi Ouzou.

    UNE RÉMUNÉRATION TRÈS MODESTE

    En dépit de la rudesse des métiers qu'ils exercent, ces enfants ne perçoivent que des sommes «très modestes» en contrepartie. Durant toute une journée, ils travaillent comme des forçats et, en fin de compte, ils ne reçoivent que 600 DA comme «prime». À ce propos, Saïd, un autre «malheureux», qui travaille dans un point de vente de matériaux de construction, dira : «Nous déchargeons des quantités considérables de matériaux du haut des camions chaque jour, et nos employeurs nous donnent 600 DA, seulement, en contrepartie. C'est vraiment peu !». Pour sa part, son ami Ahmed déclare : «En faisant un petit calcul, on trouve qu'on ne gagne que quelques sous. D'ailleurs, pour le transport seulement, on dépense plus de 100 DA», a-t-il ajouté. Dans ce sens, il faut souligner que quelques-uns se privent même de la nourriture pour avoir quoi dépenser. «Comment voulez-vous qu'on mange un bon repas de 200 DA ou encore moins de 80 DA avec la maigre somme qu'on perçoit quotidiennement», se demande un autre.

    CE QUE PENSENT LES PARENTS…


    Abordés dans différents coins de la wilaya de Tizi Ouzou, des parents, questionnés sur le phénomène du travail des mineurs, sont partagés entre ceux qui sont pour et ceux qui sont contre. En effet, ceux qui sont pour estiment que les enfants doivent aider leurs familles qui «endurent» des difficultés financières car, d'après leurs dires, c'est le seul moyen qui leur permet de faire éviter à leurs familles les dépenses supplémentaires, surtout en ces jours où un salaire de 30 000 DA par mois ne suffit pas à mener une vie décente, digne de ce nom. «Comment voulez-vous qu'un enfant ne travaille pas dans une famille qui se compose de 9 membres et dont le père de famille ne gagne que 15 000 DA par mois. Sans cette solution, ces membres doivent demander l'aumône», lance l'un deux. S'agissant de ceux qui sont contre, ces derniers estiment que ces travaux «forcés» se répercutent négativement sur le physique et le moral de ces enfants. Et puis, ces travaux, toujours d'après nos interlocuteurs, perturbent ces petits et ils ne leur permettent pas de suivre leur scolarité convenablement.

    «NON À L'EXPLOITATION DES ENFANTS»,

    UN SLOGAN VIDE DE SENS Les lois qui interdisent l'exploitation des enfants ne sont que du noir sur blanc. Des milliers d'entre eux, dans la wilaya de Tizi Ouzou, et ça doit être le cas dans les autres wilayas, sont exploités au vu et au su de tout le monde. Le fléau du travail des enfants prend des proportions alarmantes, en raison du marasme social qui caractérise le pays ces dernières années, et les instances concernées n'ont manifesté aucune volonté pour lutter contre ce phénomène. De ce fait, un large débat sur le phénomène du travail des mineurs s'impose, et cela afin de trouver les solutions adéquates.

    Sofiane Dadi
    Le courrier d'Algerie.;

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