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    CINEMA: " Aqlagh nughaled "sillonne les villages kabyles

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    PHOENIX
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    CINEMA: " Aqlagh nughaled "sillonne les villages kabyles

    Message par PHOENIX le Lun 2 Aoû - 12:15



    Après avoir été projeté au début de l’année en France puis à la maison de la culture Mouloud- Mammeri à l’occasion du Festival du film amazigh, la fiction Aqlagh nughaled (nous sommes de retour), film en tamazight du réalisateur Younès Boudaoud, sillonne les villages kabyles où il est projeté en présence du réalisateur et des comédiens.
    Long métrage burlesque mêlant des personnages illustres de plusieurs époques (Fadhma N’soumeur, la reine chaouie Dyhia, le poète Si Muhand u Mhand, cheikh Ahaddad), qui «ressuscitent» pour mettre fin aux injustices dont sont victimes les femmes kabyles, cette deuxième fiction de Younès Boudaoud a été diversement accueillie par le public.

    Avec ce nouveau produit, Younès Boudaoud rejoint le lot de chanteurs, auteurs et compositeurs qui se sont reconvertis dans le 7e art convaincus qu’entre la chanson et le cinéma il y a comme une histoire d’amour dans cette géographie artistique. Se voulant aussi un hommage aux héroïnes amazighes, Aqlagh nughaled sera suivi d’un autre film sur le même sujet et à partir d’un thème de chanson qui a fait le succès du chanteur. L’absence de salles de projection et la volonté de rapprocher le cinéma du cinéphile ont conduit à cette initiative de vulgarisation de l’image. Pour expliquer la trame de son film, Younès Boudaoud confie que tout est parti d’un rêve, comme ceux qu’on fait quand on est enfant et qui nous tarabustent toute notre vie.
    S. Hammoum

    ENTRETIEN AVEC LA COMÉDIENNE NABILA MOUCHAOUCHE
    «Avec le rôle de Fadhma n’Soumeur, j’affirme mon identité»


    Parler kabyle avec aisance et sans accent pour une jeune fille de dix-neuf ans née et vivant en France relève de l’utopie. Pas pour la jeune comédienne Nabila Mouchaouche qui a décroché le rôle de Fadhma n’Soumeur dans le film Aqlagh Nughaled de Younès Boudaoud. La passion pour le cinéma amazigh lui fait dire d’ailleurs que c’est un moyen par lequel elle affirme son identité dans l’Hexagone. Nous avons profité de sa présence à Bouzeguène pour recueillir ses impressions qu’elles nous a livrées sans hésitation et avec le sourire…

    Le Soir d’Algérie :Comment vous est venue l’idée de faire du cinéma amazigh pour vous qui êtes née et habitez en France ?
    Nabila Mouchaouche : J’ai été subjuguée par le scénario du film qui met en scène des personnages historiques et traite de plusieurs thèmes qui me captivent. La guerre, la misère, le mal, l’humour sont autant de sujets qui me font réfléchir et me poser des questions sur le passé, mais aussi sur le présent et l’avenir.

    Que ressentez-vous en campant le rôle de Fadhma n’Soumeur ?

    Une grande responsabilité sur ma tête, mon corps et mon esprit. J’en frémis encore en me rappelant les dialogues et les plans du film. Au sommet de Chellata, je suis restée quatre heures debout sous la neige pour les besoins du tournage. Mais la récompense est là avec ce sentiment d’avoir été utile pour notre culture.

    Quelle appréciation faites-vous du cinéma amazigh ?

    C’est un jeune cinéma qui a besoin de beaucoup de productions pour progresser. Une mission difficile mais pas impossible compte tenu de l’engouement dont jouit cet art chez les réalisateurs, mais aussi parmi le public.

    Que vous a apporté personnellement cette expérience en tant que comédienne ?

    Au départ, je ne me sentais pas le courage ni le talent pour jouer le rôle de l’héroïne kabyle Fadhma n’Soumeur. Mais ce défi a été plus fort que mes appréhensions et tout s’est finalement bien passé, notamment avec les textes que j’appréhendais plus particulièrement. Ce n’est que par la suite que j’ai découvert pourquoi : ce rôle m’a permis d’affirmer mon identité dans un pays où cohabitent plusieurs cultures.
    Entretien réalisé par S. H.

    Le soir d'algerie.


      La date/heure actuelle est Mer 19 Sep - 14:39