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    160 harraga portés disparus

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    PHOENIX
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    160 harraga portés disparus

    Message par PHOENIX le Ven 25 Juin - 13:37




    Des dizaines de familles espèrent retrouver leurs enfants alors que d’autres ont déjà fait leur deuil.


    Le phénomène de la harga n’est pas près de s’estomper. Ses conséquences, dont la disparition des candidats à l’eldorado incertain, continuent à alimenter les débats des Oranais. A Oran, quelque 160 candidats, qui ont vainement tenté de rallier l’autre rive de la Méditerranée, sont portés sur les listes des disparus. Leur sort est toujours inconnu depuis leur départ. Les avis sont multiples et divergents.
    Des dizaines de familles espèrent retrouver, un jour, leurs enfants tandis que plusieurs autres sont plus que convaincues que les leurs, partis vers d’autres cieux, sont incontestablement dans l’au-delà. En hommage à ces disparus, des prières de l’absent et du mort ont même été observées plusieurs fois dans plusieurs communes et douars. Ces prières ont été motivées par la dégradation de la situation des égarés de la mer, à savoir le repêchage, quasi fréquent, des corps au large des côtes algériennes.
    La harga est ce fait qui consiste à braver les dangers de la mer tout en bafouant les mesures radicales mises en oeuvre par les pouvoirs en charge de juguler le phénomène. Ce dernier a connu un recul notable, comparativement aux deux dernières années. Depuis le début de l’année en cours à ce jour, plus de 60 prétendants ont été interceptés pour tentative de quitter illégalement le territoire algérien contre 233 cas recensés en 2009. Dans l’ensemble des enquêtes diligentées, le chômage, le malaise social, le dénuement et l’absence des horizons heureux en sont la cause. Les grands titres écrivent: «Nombreux sont ces harraga qui vivent dans l’indigence totale» expliquant que «cela peut expliquer quelque peu la tendance». Mais, ce paradoxe brouille d’ailleurs, toutes les pistes aux enquêteurs et sociologues.
    Comment avancer l’élément de la pauvreté alors que des centaines de ces harraga peuvent s’offrir le luxe des embarcations permettant la traversée sans risque de naufrage ni celui d’être intercepté? «C’est là une question qui ne trouvera jamais de réponse», affirme-t-on. Conscients des tragédies rapportées par les médias, de nombreux candidats sont exigeants en commandant des embarcations solides leur permettant d’atteindre la destination voulue. Là est la première condition qui est posée avant la conclusion de toute transaction. «Ces deux clauses coûtent les yeux de la tête» avance-t-on. Cela dit, le phénomène n’est plus l’apanage exclusif des «gueux» des temps modernes. Car, parmi tant de vagues de harraga interceptés figurent des universitaires, des hommes, jeunes et même des femmes issues de familles de très bonnes conditions sociales.
    Pour leur part, les services de l’action sociale sont sur le qui-vive permanent en quête d’une petite information sur les personnes vulnérables en vue de leur sensibilisation et pourquoi pas, les prendre en charge socialement par des actions dégagées par les pouvoirs publics au profit des harraga. Plusieurs dizaines de dossiers, pour constitution de petites entreprises, sont à l’étude alors qu’une soixantaine d’ex-harraga ont été casés dans plusieurs secteurs.
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    Re: 160 harraga portés disparus

    Message par FEDERER le Ven 25 Juin - 14:10

    Personne ne les a embarqué de force dans ces embarcations de fortune, qu'ils assument les conséquences de leur stupidité.

    Ils se croient plus malins que les autres, que l'herbe est plus verte ailleurs, que ça va être le paradis pour un sans papier entré illégalement dans un territoire fuit par ses propres habitants. (Sud Italien par exemple).

    Ces bras cassés en quête d'argent facile nourriront les poissons à défaut de l'Eldorado et ils ne pourront s'en vouloir qu'à eux même.

    enfin ALLAH YARHAMHOUM
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    Re: 160 harraga portés disparus

    Message par FEDERER le Ven 25 Juin - 14:15

    Une petite perspective de ce phénomène qui s'inscrit dans les grandes mutations des logiques migratoires. Evil or Very Mad
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    Re: 160 harraga portés disparus

    Message par FEDERER le Lun 4 Oct - 7:17



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    Re: 160 harraga portés disparus

    Message par dellyssienne le Lun 4 Oct - 10:56

    dure dure , la vie dure!!
    c'est soit ca , soit attendre que le temps passe ...!! comme un malade atteint d'un concer et qui attend sa mort.
    que faire dans les pays du tiers monde dont l'etat est completement absent. Evil or Very Mad
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    Re: 160 harraga portés disparus

    Message par PHOENIX le Lun 4 Oct - 13:20



    La mal-vie pousse des milliers de jeune algériens à quitter le pays :Le carburant du désespoir


    C’est un paradoxe aux conséquences dramatiques qui caractérise une Algérie dont les réserves en devises ont atteint le chiffre record de 150 milliards de dollars.

    Les jeunes algériens s’ennuient à mourir. La majorité d’entre eux ne songent qu’à fuir. Un contexte aux allures kafkaïennes dans un pays qui regorge de projets de développement dont les objectifs déclarés consistent à assurer un avenir meilleur aux générations futures.

    Pour cela les pouvoirs publics n’ont pas hésité à mettre la main à la poche: 286 milliards de dollars ont été mis sur le tapis alors que les banques croulent sous le poids de surliquidités dont le montant est estimé à quelque 3000 milliards de dinars. De quoi se plaint le peuple?

    En théorie, l’Algérie a de quoi rendre heureux le sien. L’économie nationale bénéficie d’une conjoncture financière inégalée depuis l’Indépendance. Le pays s’est débarrassé du poids contraignant de sa dette extérieure. L’état de ses finances est envié par les pays les plus industrialisés de la planète. Et c’est curieusement vers ces pays que lorgnent les jeunes algériens qui rêvent d’un ailleurs qui pourrait satisfaire leurs rêves les plus fous mais, au demeurant, les plus légitimes: du travail, un logement et des distractions qui correspondent à leur génération et à leur temps.

    Des espoirs qui se sont mus en frustrations nées de la pression étouffante d’une société conservatrice qui traduit des comportements liés à un mode de vie équilibré en apparence. Des désirs et des aspirations refoulés. L’interdiction de relations sexuelles avant et hors mariage en est l’exemple le plus édifiant.

    Logiquement, pour convoler en justes noces, il faut déjà avoir assuré son avenir professionnel et avoir un toit. Sur ce plan, ces deux conditions sont encore loin d’être satisfaites si l’on en juge par l’âge du mariage qui a très fortement reculé et du nombre de tourtereaux qui s’unissent et demeurent sous le toit familial.

    L’offre n’arrive pas à satisfaire la demande en logement et l’accès à la propriété privée reste une chimère pour les petites bourses qui constituent la majorité de la population algérienne.

    C’est pratiquement le noeud gordien de l’équation à résoudre. Un défi que les pouvoirs publics n’ont pas réussi à relever. La jeunesse algérienne avide de voyages et de découverte d’autres cieux comme toutes les jeunesses du monde, n’a qu’un seul projet en tête: fuir, fuir, fuir…et rien d’autre. Ils n’ont qu’un seul objectif: se débarrasser de ces frustrations.

    Une espèce de malédiction dont il faut se délivrer. Tous mettent en exergue leur mal- vie, leur sexualité mal assumée, l’absence de lieux de jeux et de divertissements (terrains de sport…), de création et de culture (salles de cinéma, bibliothèque, médiathèque…), le chômage et l’absence de logement. Leur vie ressemble de manière caricaturée à celle des bêtes de somme.

    Manger et dormir ou comment renouveler ses forces physiques pour affronter d’autres lendemains. Les cités sont réduites à une seule fonction: assurer le sommeil de leurs habitants.

    Livrés à eux-mêmes et sans aucune autre forme de distraction, certains jeunes noient leurs préoccupations dans la consommation de drogue, de psychotropes ou de projets qui entretiennent l’illusion d’un départ définitif de cette terre qui les a vu naître. Une manière sans équivoque de dire leur désamour. Rompre le cordon ombilical. Comble de l’ironie c’est vers les pays occidentaux en proie à une crise qui risque de porter un coup fatal à l’Union européenne que le choix de quelques-uns d’entre eux s’est porté.

    «950 Algériens clandestins sont détenus depuis plusieurs mois en Grèce alors que le nombre total d’immigrants qui ont rejoint illégalement ce pays s’élève à plus de 5000», révèle TSA dans une information répercutée sur son site le 15 septembre 2010 et qui s’appuie sur une étude financée par l’Union européenne. Un choix qui peut paraître curieux de prime abord lorsque l’on sait que la crise qui affecte ce pays risque de faire imploser la zone euro.

    L’Espagne, une destination très prisée par les Algériens étant en première ligne. 58 immigrés d’origine algérienne ont été interceptés à bord de quatre embarcations, dans la région de Murcie (sud-est), a rapporté il y a 72 heures, une dépêche de l’AFP. «Dix-sept émigrants clandestins algériens ont réussi à atteindre, dimanche 3 octobre, l’île espagnole de Majorque sains et saufs.

    Les 17 clandestins étaient partis de Cap Djinet dans la wilaya de Boumerdès à bord d’un chalutier», a déclaré hier à TSA un de ces candidats à l’immigration clandestine dans une conversation téléphonique avec TSA. En l’absence de repères et de prise en charge sérieuse de ses préoccupations, la jeunesse algérienne fout le camp. Peu importe la destination. L’essentiel c’est de fuir.

    Mohamed TOUATI ( L'expression)



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    Re: 160 harraga portés disparus

    Message par dellyssienne le Mar 5 Oct - 10:29

    Intéressant!!!
    au lieu de construire la plus grande mosquée d'Afrique par exemple alors que dieu accepte les prières partout , notre cher président devrait plutôt créer de l'emploi a ces jeunes désespérés!!!

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    Re: 160 harraga portés disparus

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