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    LES DOIGTS DE LA MAIN DE L’ÉTRANGER

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    PHOENIX
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    LES DOIGTS DE LA MAIN DE L’ÉTRANGER

    Message par PHOENIX le Lun 22 Mar - 18:16

    Combien de fois des désignations perverses pour culpabiliser ceux qui n’ont qu’un seul pays de résidence, condamnés à faire avec, sont étalées dans des discours nauséabonds. On pointe du doigt vers l’horizon (leur deuxième pays de résidence pour certains) quand ça va mal et on accuse la main de l’étranger d’être responsable des contestations, des mauvaises humeurs et des revendications honnêtes et implacables.


    Un argument pervers, une fuite en avant et une lâcheté devant les responsabilités. Le «ils» de la zizanie qui sème le doute et réconforte dans ses assises les pratiques occultes de la désinformation du mensonge et de l’oppression. Après l’indépendance, tous les Algériens et Algériennes du niveau de terminale avaient les capacités intellectuelles d’étudier dans les pays développés, dotés d’un bagage scientifique et linguistique forgé depuis le primaire et qui imposait le respect du savoir et de la dominance intellectuelle. Tous ces bacheliers partis étudier la tête haute et pleine de compétence, ils étaient partout dans le monde, avec ou sans bourse ayant acquis en Algérie, comme seul bagage «la compétence », symbole du «raisonnement intellectuel» et de «l’expression». Ils réussissaient tous les concours d’entrée dans les universités et les grandes écoles, ils étaient excellents dans les labos de recherche au même titre que les locaux après une graduation dans nos universités. Les Algériens s’imposaient dans le monde scientifique et excellaient par des prouesses personnelles. Que les études ou les formations soient en français, en anglais, en allemand ou en espagnol, cela ne freinait en rien les capacités intellectuelles de nos compatriotes. Doués dans les langues et dotés d’une éducation et d’un enseignement supérieur de qualité, ils firent réagir plus d’un pays devant la vétusté des leurs. Des milliers revinrent au pays et ont été désabusés par l’accueil et diminués dans leurs capacités, bon nombre d’entre eux servent aujourd’hui les pays qui eux ont reconnu en eux la vraie valeur du scientifique et non pas l’intellectuel piétinant leurs plates-bandes. Etonné de revoir ces mêmes intellectuels dans tous les domaines où ils furent si bien formés, défendre les intérêts de leur pays, cela les gênait. Les années 90 et la venue de la mondialisation firent réagir ces pays qui, de consultation en consultation, pour protéger leurs intérêts, décidèrent de noyer la «compétence» dans l’œuf.

    Aujourd’hui, malheureusement, ces années-là sont finies ; nos bachelier n’ont aucune chance de refaire ces prouesses à l’exception d’une poignée ayant bénéficié peut-être d’une éducation sélective. De même pour nos gradués émanant de deux secteurs pollués embringués dans le séctarisme et l’intérêt personnel. Car la main de l’étranger est née, dotée de doigts qui prirent d’assaut les secteurs concernés, ou comme qui dirait à chaque doigt un métier. Ils s’y prirent d’un tel doigté en changeant programme et système, qu’en moins d’un quart de siècle, ils ont détruit ces secteurs, s’assurant de ne plus revoir des intellectuels algériens les menacer avant pas moins de 20 ans pour les bacheliers et bien plus pour les gradués. De cette main de l’étranger, on devrait couper les doigts gangrenés, de phalange en phalange, en commençant par l’ongle noirci qui s’y prit au plaisir d’écorcher jusqu’au sang un pays se refaisant, toute juste, une peau neuve après 130 ans de répression et d’ignorance. Lacérée et humiliée, l’empreinte de ces doigts restera gravée à jamais dans la mémoire d’une Algérie fière de sa jeunesse et de son peuple. Posons la question à tous les parents de seule nationalité algérienne : de nos jours, combien de nos enfants sont capables après le bac de poursuivre des études dans les matières scientifiques dans une langue différente de l’arabe dans un pays développé ? Et cela si, dès demain, des nouveaux doigts de fée, sans intérêt, pour la sauvegarde de notre pays, se mettent à tout nettoyer et à rectifier programmes et systèmes, éducation et enseignement. Peut-être que dans 25 ans nous verrons nos premiers intellectuels reprendre leur place dans le monde. Dans l’incapacité de s’en défaire, que les larges épaules et les bras longs qui soutiennent les doigts de cette main de l’étranger les redirigent sans rancune et dans leur intérêt vers des barils plus alléchants, laissant place à de nouvelles mains algériennes, propres, le soin de tout refaire dans le seul intérêt de l’éducation et l’enseignement des générations futures.

    Donnez-leur tout ce qu’ils veulent mais éloignez-les de l’éducation, de l’enseignement et de la santé, sinon l’Algérie sera condamnée à jamais. A défaut de nous recoloniser, nous nous faisons mondialiser chez nous par les techniciens, les ingénieurs, les médecins et les intellectuels des groupes étrangers car nos propres enfants coiffés de diplômes ne pourront plus se protéger. Même l’ouvrier qualifié de nos jours est étranger. Pour une fois que les doigts gangrenés de la main de l’étranger sont identifiés, disposez-en avant que le mal ne remonte à la tête et vienne le jour où l’Algérie sera obligée de tout couper.
    M. N.

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