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    RAMADHAN 2011 : LA SAIGNEE PROGRAMMEE DES MENAGES

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    RAMADHAN 2011 : LA SAIGNEE PROGRAMMEE DES MENAGES

    Message par PHOENIX le Mer 27 Juil - 11:21




    Défaillance de l’état

    Comme à l’accoutumée, à quelques jours du mois sacré, les marchés du pays enregistrent une flambée des prix des fruits et légumes, du poulet et de la viande. Tout porte à croire que cette tendance va se poursuivre au cours de la première quinzaine d’août, en dépit d’un système de régulation en rodage et de gros efforts déployés par le ministère de l’Agriculture, la SGP Proda, l’ONAB ainsi que les abattoirs Centre, Est et Ouest. Les pouvoirs publics ont beau annoncer la disponibilité de la viande ovine et du poulet à des prix abordables, grâce à un réseau de points de vente beaucoup plus élargi, il s’agit de vérifier si la distribution de ces produits dans les quartiers à forte concentration de population, sera assurée efficacement, d’autant que “la main invisible” de la spéculation tentera, comme lors des précédents Ramadhan, de saborder l’opération.


    Par ailleurs, s’il est admis que le comportement du consommateur joue un rôle important dans l’évolution de ces prix, il est indéniable que l’action de l’état constitue un facteur décisif dans cette équation. Or, la volonté de l’état s’exprime avec les moyens mis à la disposition des services de contrôle pour juguler les différentes pratiques spéculatives. Or, le ministère du Commerce ne disposera que de 2 500 agents pour lutter contre ces phénomènes. Ce chiffre n’a pas évolué sensiblement à la hausse depuis une décennie. Un indice dont l’état se lave les mains. En dépit des discours officiels musclés sur ce sujet, récurrents depuis de nombreuses années, le marché intérieur connaît toujours une anarchie avec une prédominance des activités informelles et une inflation d’infractions : manque d’hygiène, absence d’affichage des prix, commercialisation de produits non conformes, fraudes sur le poids, ventes sans factures, non-respect de la chaîne de froid.

    Autre indice de l’insuffisante maîtrise du marché, l’écart entre les prix de produits de large consommation sur les marchés de gros et ceux des marchés de détail tantôt avoisine, tantôt dépasse les 100%. Par exemple, la salade cédée à 35 DA à Attatba se retrouve à 100 DA dans les marchés de détail de la capitale. En résumé, on a affaire à un système de transactions où plusieurs mains interviennent avant que le produit aboutisse au consommateur à un prix exorbitant. Un topo qui dure depuis des décennies.

    En fermant les yeux sur ces pratiques et en démontrant son incapacité à maîtriser le marché, l’état contribue, ainsi, à l’érosion du pouvoir d’achat de la majorité de la population. Quant au traitement de l’informel, on continue à provoquer les jeunes commerçants qui exercent leurs activités sans documents. Au lieu d’accélérer la réalisation d’espaces commerciaux de proximité en vue de légaliser le commerce informel. Au final, dix ans d’embellie financière sans précédent dans l’histoire du pays n’ont pas suffi à organiser le marché intérieur, à renforcer les services de contrôle et à multiplier les marchés de gros et de détail à travers le pays. Conséquence d’une si mauvaise volonté de l’état, beaucoup de communes en Algérie ne disposent pas de marché de détail.
    Les ménages sont finalement livrés en pâture à des spéculateurs, de vils commerçants qui n’ont de commerçants que le nom. Après près de cinquante années d’indépendance, ni les ménages ni les commerçants de manière générale n’ont acquis une culture commerciale qui leur permette pour les uns de bien acheter, de rationaliser leur consommation et, pour les autres, de mieux vendre. On se demande à quoi sert l’unique chaîne de télévision ? En fait, on a peu utilisé le pouvoir de ce média lourd pour sensibiliser les citoyens sur les questions de consommation.
    Cette situation d’anarchie sur les marchés devient de plus en plus insoutenable. Tôt ou tard, si l’on ne remédie pas à ces dysfonctionnements, on s’acheminera vers la “révolte du couffin”, tant les ménages sont de plus en plus excédés par cette absence de l’état et ce diktat des spéculateurs.

    Liberté;


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    Re: RAMADHAN 2011 : LA SAIGNEE PROGRAMMEE DES MENAGES

    Message par PHOENIX le Mer 27 Juil - 11:24


    Salut tout le monde,

    Comme chaque année et comme à la veille de chaque Ramadan, je me demande si on est vraiment musulmans lorsque les uns profitent des autres, mais aussi je me demande comment les moins aisés(...) sont les premiers dans les longues queues chez les bouchers, vendeurs de " Zlabya ", chez les epiciers...etc, ça m'etonnera toujours!.


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    Re: RAMADHAN 2011 : LA SAIGNEE PROGRAMMEE DES MENAGES

    Message par PHOENIX le Dim 31 Juil - 18:33


    Produits alimentaires à la veille du ramadhan: Certains prix multipliés par dix !!!

    Les produits alimentaires qui ont connu des envolées spectaculaires sont incontestablement le citron et l’ail. Il suffit de mettre les pieds au marché de son quartier pour se rendre compte que la mercuriale s’est envolée ces derniers jours pour atteindre des proportions exagérées, et ce, à la veille du mois sacré.

    En fait, même s’il est vrai que les prix varient d’un marché à un autre, le constat que tout le monde peut faire est que les prix de certains fruits et légumes enregistrent chaque jour, et cela depuis plus d’une semaine, une augmentation de 5 à 10 dinars par jour. Mais les produits alimentaires qui ont connu des envolées spectaculaires sont incontestablement le citron et l’ail.

    Pour cet agrume qu’on utilise pour savourer le bourek et la chorba, mais aussi pour faire du jus (les fameuses cherbat), a vu son prix multiplié par dix en l’espace de moins d’un mois. Cédé à 25 et 30 dinars/kilo début juillet, le citron se vend actuellement sur les marchés entre 200 et 300 DA.

    Pourtant, le ministre de l’Agriculture et du Développement rural, Rachid Benaïssa, n’a raté aucune occasion pour prendre en exemple ce fruit afin d’illustrer la maîtrise de son prix en rappelant que le kilo était proposé à 400 DA l’année passée. Outre le citron, le prix de l’ail enregistre à son tour des pics en ces jours qui précédent le carême. Lors d’une virée au marché Clauzel situé au cœur d’Alger, nous avons demandé au commerçant qui tient un étal combien coûte cette plante potagère. Le monsieur nous répond timidement qu’il est à 450 DA/kg.

    Un mois plus tôt, il affichait 120 dinars seulement. La liste des produits alimentaires dont les prix ont été revus à la hausse est encore longue. Les haricots verts valent 140 dinars, la courgette, les carottes et le piment sont proposés à 80 DA le kilo, la tomate : 60 DA et la pomme de terre : 50 DA, soit une moyenne de 20 dinars de plus qu’il y a quelques jours seulement.

    Pour leur part, les fruits de saison ne sont pas épargnés par cette spirale infernale de hausse des prix qui donne le tournis. Que vous soyez amateurs de pêche ou que vous préférez les raisins, le prix à payer est le même. Car il faut compter entre 120 et 140 DA/kg. Les fruits secs, que les Algériens ont l’habitude de consommer en grandes quantités pendant le ramadhan, n’échappent pas à la règle.

    Ainsi, les pruneaux et les raisins secs se vendent respectivement à 850 et 600 DA le kilo. Les produits carnés sont pratiquement intouchables, notamment par les classes sociales les plus démunies dont les bourses sont déjà mises à rude épreuve. Un kilogramme de viande fraîche de veau avoisine les 1 000 dinars, le prix de l’agneau quant à lui varie entre 800 et 850 DA/kg.

    Plus ou moins accessible, les consommateurs se rabattent sur la volaille dont le prix se situe autour de 320 DA/kilo. Interrogés sur les raisons de cette flambée devenue monnaie courante à l’approche de chaque mois de jeûne, les commerçants détaillants s’en lavent les mains et renvoient la balle aux grossistes et aux propriétaires des aires de stockage et de chambres froides.

    Selon eux, ces barons achètent et stockent pratiquement toute la production de saison, réduisant ainsi l’offre sur le marché pour faire ensuite monter en flèche les prix. En attendant de trouver une solution à ce phénomène de spéculation d’avant et pendant le ramadhan, le consommateur continue de faire les frais d’une politique de régulation annoncée en grande pompe mais qui s’avère infructueuse.



    Hafid Mesbah ( Le jour d'Algerie ).

    NB: Bon courage la petite gens...


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    Re: RAMADHAN 2011 : LA SAIGNEE PROGRAMMEE DES MENAGES

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