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    «Comme en octobre 1988, nous ne sommes pas loin de la révolte de la faim»

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    PHOENIX
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    «Comme en octobre 1988, nous ne sommes pas loin de la révolte de la faim»

    Message par PHOENIX le Jeu 6 Jan - 9:14


    Analyse du politologue " Rachid grim ".

    - Un début d’année est synonyme d’espoir en des jours meilleurs, or des émeutes éclatent ici et là en Algérie, tantôt pour dénoncer la crise du logement, tantôt la cherté de la vie. Comment analysez-vous ces émeutes qui interviennent en cette période ?

    En fait, le début de l’année n’est que la suite logique de la fin de l’année dernière et même des autres années. L’émeute populaire est devenue chez nous la seule manière pour le peuple – ou du moins pour la catégorie du peuple la plus démunie – de s’exprimer et surtout d’être entendu. Cette catégorie de la population ne fait pas de différence entre un début d’année – qui devrait être synonyme d’espoir en des jours meilleurs – et le reste de l’année – et même des années. Tout, pour elle, est de la même couleur : noire !
    Pour le peuple, tout va en s’aggravant. Et les émeutes de ce début d’année ne constituent pas une exception, sauf en ce qui concerne peut-être la cause immédiate des révoltes de ces derniers jours. Nous ne sommes pas loin de reparler, comme en octobre 1988, de «révolte de la faim». Et cela est très grave. L’année qui commence n’a fait que poursuivre – et accélérer pour beaucoup d’entre eux – la valse des prix des produits de base. On parle même de risque de pénurie de pain. Et cela est parfaitement inadmissible.

    Le fait que l’on parle de risque de pénurie de pain – dont le prix est soutenu et la disponibilité théoriquement assurée – est symbolique de la situation de déliquescence de l’économie du pays. Tout augmente et commence à disparaître des étals. Vraies ou fausses pénuries, qu’importe. Le petit peuple ne voit qu’une chose : lui qui ne peut consommer que du pain, du lait, de l’huile, du sucre, etc. voit ou bien les prix de ces produits prendre l’ascenseur pour remplir les poches de spéculateurs et de charognards sans vergogne, ou bien ces produits disparaître des étals, au grand désespoir des plus démunis. Toutes les explications que les autorités peuvent fournir – y compris celles qui réellement tiennent la route, comme l’augmentation des prix des produits de base agricoles sur le marché mondial –ne convainquent personne. Il y va de la survie physique de tout un pan de la population qui ne vit que de ces produits de base. Comment donc les convaincre que l’Etat ne peut rien pour protéger le tout petit pouvoir d’achat que leur a laissé la crise économique qui sévit depuis maintenant plus de 25 ans ? L’Algérie est riche, leur a-t-on toujours répété ; mais de cette richesse, ils ne voient rien. Ou plutôt, ils la voient entre les mains de la minorité dirigeante qui l’étale fièrement, sans aucune honte, comme un butin très facilement conquis. Pour la majeure partie du peuple, par contre, chaque jour qui passe ajoute son lot de misère à sa vie. D’où les réactions de plus en plus violentes de la rue. Et à mon avis, cela ne fait que commencer.



    - La généreuse manne pétrolière n’a pas été suivie d’une amélioration de la qualité de la vie des Algériens. Le pouvoir d’achat est en constante régression. Comment expliquez un tel décalage ?

    C’est la traduction d’une stratégie de développement aux antipodes des besoins vitaux d’une population. A un moment, le pays était en situation de cessation de paiement. Pour redresser la barre, l’Algérie est passée sous les fourches caudines du FMI et de la Banque mondiale. Nous en connaissons tous les résultats sur le niveau de vie de la population. L’Algérie ne pouvait pas éviter le rééchelonnement de la dette, concédé par les puissances créancières contre les réformes structurelles exigées par les institutions financières mondiales. Seulement, nos gouvernants ont non seulement été «les très bons élèves du FMI», mais ils ont même fait montre d’un zèle excessif sur la voie de la dérégulation et de l’ouverture du pays aux produits du monde entier. Le résultat, on le connaît : à part le secteur pétrolier qui a continué sa croissance naturelle – parce que mamelle sans laquelle les régimes qui se sont succédé n’auraient pas pu tenir et surtout parce que c’était et c’est encore une chasse gardée des Américains – tous les autres pans de l’économie nationale se sont écroulés. Toutes les stratégies de développement essayées depuis ont eu très peu de résultat sur l’essentiel : l’élévation du niveau de vie des citoyens. Toutes les statistiques officielles avancées ici et là ne convainquent personne. Les chiffres, même s’ils renferment une part de vérité, restent virtuels. Tandis que le vécu, lui, est bien réel. Et le vécu c’est avant tout la sensation, très largement partagée, que tout se délite, tout va à vau-l’eau. Que la misère se développe à grande vitesse chez le peuple, tout comme l’extrême richesse chez la minorité dirigeante.


    - Que traduit ce recours systématique à la rue ?


    Il traduit avant tout une désespérance, une absence d’espoir pour l’avenir. Il suffit de poser la question au premier quidam venu sur la couleur de son avenir. Il vous répondra automatiquement : noir ! Et il s’agit d’une réponse sincère. Le citoyen lambda ne s’embarrasse pas de grandes théories économiques ni de stratégies mises en œuvre par les pouvoirs publics pour un avenir meilleur que, de toutes les façons, il ne verra pas. Ce qui lui importe, c’est ce qu’il peut acheter au marché aujourd’hui pour nourrir au mieux ses enfants. Le paradis qu’on lui promet pour les années qui viennent, il n’en veut pas. De toutes les façons, il n’y croit pas. Parce que par ailleurs, il voit la richesse insolente de ceux qui ont le pouvoir ; il voit les scandales quasi quotidiens de corruption et la gabegie de ces mêmes milieux ; il voit les milliards de dollars de réserves de change, annoncés fièrement par les dirigeants du pays, partir en fumée dans des projets, certes utiles, mais dont le coût de revient est multiplié par deux ou trois pour assouvir la soif de dirigeants prédateurs. Tout cela ne peut mener qu’à la rue. D’autant qu’il n’y a absolument aucune autre possibilité pour le peuple de s’exprimer.


    - L’absence de vision claire de la part du gouvernement sur l’avenir est-elleun facteur déclencheur de la protestation sociale ?


    C’est une lapalissade que de dire que le gouvernement manque de vision sur l’avenir. Faites le compte du nombre de projets de stratégie industrielle mis sur la place publique depuis moins de cinq ans. Et faites le compte de ce qui a été réalisé ! Le solde n’est pas à l’honneur d’un pays qui possède autant d’atouts. Et ce ne sont pas les rodomontades de certains de nos ministres – et de beaucoup de nos hauts fonctionnaires qui reprennent servilement la voix de leurs maîtres – qui vont changer la donne fondamentale qui est que le pays est en panne de bonne gouvernance. L’observateur averti aura remarqué, ces tout derniers mois, le forcing des ministres – à commencer par le Premier d’entre eux – pour faire croire que tout va bien et que les lendemains seront encore meilleurs. Cela ressemble étrangement à de l’autosuggestion. Parce qu’en fait, il n’y a qu’eux qui semblent y croire.

    La population, quant à elle, ronge son frein, supporte stoïquement sa misère grandissante, jusqu’au jour où – dans sa totalité – elle demandera des comptes. Permettez-moi de conclure par une toute petite suggestion, qui pourra peut-être redonner un peu d’espoir à la population la plus démunie : que les autorités cassent le mythe de l’obligation de suivre strictement les règles de l’économie libérale et de la vérité des prix. Le pays dispose d’assez d’argent pour amortir, au moins pendant quelque temps, l’impact sur la population algérienne de l’augmentation des prix des produits agricoles de base sur le marché mondial. Le temps pour que toutes les stratégies de développement élaborées dans les laboratoires du gouvernement donnent leurs fruits. A ce moment-là, libre à elles de revenir au mythe du tout-libéral.

    Nadjia Bouaricha(El watan).


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    Re: «Comme en octobre 1988, nous ne sommes pas loin de la révolte de la faim»

    Message par dellyssienne le Ven 7 Jan - 9:32

    Chez nous (l’Algérie), il a fallu que les gens aient faim pour se révolter alors que quand ca touche seulement leur liberté et leurs droits autant que citoyens, ils laissent faire...malheureusement le gouvernement reste sourd et muet. Le seul point positif est que les gens admettent plus facilement que l'Algérie n'est pas un pays pauvre ni sous développé mais un payé sous géré et que tout va mal.
    Il faut que tout ces vieux moudjahidines du gouvernement quittent le navire...
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    Re: «Comme en octobre 1988, nous ne sommes pas loin de la révolte de la faim»

    Message par PHOENIX le Ven 7 Jan - 18:55


    L’Algérie s’embrase aussi sur le net


    Alors que les émeutes gagnent tout le pays, les appels à la mobilisation se multiplient sur la toile.
    La révolte gronde en Algérie. Alors que la Tunisie est en proie à un mouvement de protestation sans précédent depuis près de trois semaines, son voisin algérien s’embrase à son tour. Forums, twitter, facebook, sms… tous les moyens sont bons pour mobiliser la jeunesse contre la flambée des prix, les passe-droits, l’absence de perspectives d’avenir et la corruption.

    Face à la répression policière et la censure des médias, les manifestants diffusent leurs messages sur la toile. Sur Twitter, motazaline explique « Chômage, « tchipa », inflation. Comment ne pas manifester ? ». « Les jeunes ont fait une #Intifada en Algérie » estime quant à elle Ninarevolution faisant ainsi un parallèle avec les Palestiniens.

    « On a tous un compte Facebook ou Twitter », explique Nadir, 30 ans, joint par téléphone par Europe1.fr.. « C’est beaucoup plus simple pour communiquer, s’échanger des éléments de partage comme les vidéos », précise cet habitant du quartier de Belfort à El Harrach, ville située à quelques kilomètres à l’est d’Alger.


    Des appels aux rassemblements pacifiques

    Sur Facebook, plusieurs pages intitulées « Emeutes en Algérie » ont été créés ces derniers jours. Dans la majorité des cas, elles appellent à des rassemblements pacifiques. « Suite à l’augmentation des prix des produits alimentaires à l’échelle nationale, prière à chaque citoyen algérien d’assister à la grève générale qui aura lieu le 10 janvier 2011, et ce, en bloquant toutes les routes nationales et cesser toute activité commerciale (boutiques et magasins, transport, boulangeries, etc. », pouvait-on lire sur le site krahna.tk, désormais indisponible.

    Acculé, le gouvernement algérien tenterait d’empêcher la contagion. Les trois opérateurs téléphoniques auraient été sommés de bloquer l’envoi des SMS, selon le site Algérie focus. L’objectif serait d’empêcher la reprise des émeutes après la prière du vendredi. Même son de cloche du côté des Dernières nouvelles d’Algérie . « De nombreux témoignages évoquent toutefois des difficultés à accéder au service SMS et des rumeurs évoquent des restrictions de la part des opérateurs téléphoniques » lit-on sur le site. Sur Twitter, plusieurs messages ont fleuri depuis jeudi : « C’est quoi ces conneries de sms qui marche pas ? » écrit l’un des abonnés ou encore « le pouvoir aux abois ordonne de bloquer les SMS ».


    Des citoyens déterminés

    Sur les forums du Quotidien d’Algérie , un internaute évoque la détermination des citoyens. « Ils peuvent bloquer ce qu’ILS voudront Mais ils ne pourront JAMAIS bloquer 38 MILLIONS d’ALGERIENS et d’ALGERIENNES !!! »

    Folle rumeur ? C’est en tous cas, l’avis de Nadir. « Non, tout marche. La preuve c’est que vous avez réussi à m’appeler », souligne-t-il avant de conclure « s’ils avaient voulu couper, ils l’auraient fait depuis longtemps ».



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    Re: «Comme en octobre 1988, nous ne sommes pas loin de la révolte de la faim»

    Message par FEDERER le Sam 8 Jan - 12:58

    salut


    Rebrab en sa qualité de président du groupe cevital est depuis les premiers émeutes au centre de la polémique sur l'augmentation des prix et donc une des causes principales des émeutes et déchaînement de folie dans la rue.Alors que la réalités,cevital n’a augmenté ni le prix du sucre ni celui de l’huile. Par contre le premier coupable des augmentations est tout autre elle est le résultat de la nouvelle stratégie de l'état pour régulé le taux de liquidité et l'argent qui circule en dehors des banque donc elle a exigé la facturation des marchandise et l'obligation de passer par les banque pour payer chaque transaction dépassant les 50 million de centime.Cette démarche entrainera automatiquement des impôts indirects,comme TVA sur les factures ( Grossistes et Revendeurs),inclus dans les prix payés par les consommateurs.Résultat flambée des prix de ces produits.Les mesures prises depuis la fameuse LFC 2009 montrent une défaillance totale dans la gestion de l’économie.Ils ont révélé les faiblesses de l’Algérie, un pays profondément archaïque, avec un gouvernement qui navigue à vue sans prévisions ni même statistiques fiables. flagdz


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    Re: «Comme en octobre 1988, nous ne sommes pas loin de la révolte de la faim»

    Message par PHOENIX le Dim 9 Jan - 9:59


    Démocratie contre nourriture : Les jeunes acceptent de mourir, Bouteflika leurs parle TVA et IBS

    Alors que les émeutes continuent d’embraser le pays, alors qu’on annonce officiellement le décès de trois personnes, ni le chef de l’Etat ni son Premier ministre ne se sont exprimés sur les événements. Pour tenter d’enrayer la contestation sociale, le gouvernement annonce une série de mesures pour faire face à la hausse des prix de consommation. Autant dire administrer de l’aspirine à un cancéreux.
    Devant cette flambée de violence et cette fronde de la jeunesse algérienne, le chef de l’Etat ainsi que son Premier ministre gardent le silence alimentant ainsi les rumeurs d’une divergence au sommet du pouvoir.

    Si ce silence s’explique par des divergences au sommet de l’Etat sur la manière dont il convient de gérer cette crise, il n’est pas moins révélateur d’une autre crise, encore plus grave celle-ci, qui oppose le pouvoir à une partie de la population.

    C’est qu’en dépit de la gravité des événements, malgré l’ampleur de la contestation, en dépit encore du nombre de morts et des actes de destructions et de sabotages, le président Bouteflika s’est gardé de la moindre déclaration, de la moindre apparition publique. Le Premier ministre, Ahmed Ouyahia, lui n’en fait pas moins.

    Le pays est à feu, Bouteflika et Ouyahia se taisent. Se terrent. Des jeunes meurent, les policiers sont au bord de l’épuisement, des édifices publics sont saccagés, tout un peuple est en émoi, sous le choc, le chef de l’Etat, son Premier ministre font l’autruche. Comme s’il s’agissait d’une petite jacquerie. Comme s’il s’agissait d’une petite poussée d’acné de la part de jeunes pour qui il ne manque plus qu’un petit bidon d’huile, un kilo de sucre pour être heureux.

    Et comment Bouteflika et son Premier ministre s’y prennent-ils pour répondre à la révolte? Ils annoncent des petites mesures économiques.

    Les décisions prises samedi soir par le gouvernement pour tenter de mettre fin à la hausse des produits de première nécessité s’apparentent davantage à des mesurettes techniques face à un problème éminemment politique. Du rafistolage. Du collage de rustines.

    Cette réaction des autorités algériennes est d’autant plus inefficace qu’elle occulte les vraies raisons à ce qui s’apparente à un soulèvement populaire qui tire ses origines d’un profond malaise social.

    C’est que ces émeutes sont davantage une remise en cause du pouvoir algérien par sa jeunesse, davantage l’expression d’un ras-le-bol généralisé- à preuve les manifestants s’attaquent et détruisent tout ce qui symbolise l’Etat – mairies, daïras, tribunaux, commissariats, brigades de gendarmeries -, qu’une révolte de la faim.

    Non ! Ceux qui manifestent dans les rues, ceux qui défient la police et la gendarmerie, ceux qui acceptent aujourd’hui de mourir sous les balles, ne réclament pas la suspension de la TVA, une exonération de l’IBS, une suspension des droits de douanes sur le sucre ou l’huile, mais ils se rebellent plutôt contre l’Etat, contre ses représentants, contre son président, ces ministres, ces maires, ces walis, ces députés, ces juges, ces policiers ou ces gendarmes.

    A preuve encore, il n’y a pas un seul mot d’ordre, pas une seule revendication, pas un seul slogan qui n’ait été prononcé durant ces quatre jours d’émeutes. Il n’y en aura pas sans doute tant il est vrai que ces émeutes ne sont pas celles du sucre ou de l’huile, mais des émeutes contre l’ordre établit par le pouvoir algérien.

    Ces qui se révoltent aujourd’hui en Algérie ne revendiquent pas de l’huile, de la margarine, du sucre, de la farine, mais la démocratie.

    DNA.



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    Re: «Comme en octobre 1988, nous ne sommes pas loin de la révolte de la faim»

    Message par PHOENIX le Mer 26 Jan - 19:15

    L’Algérie achète 850.000 tonnes de blé pour parer à toute émeute de la faim

    L’Algérie, inquiète d’une contagion de la révolution tunisienne, a acheté mercredi 850.000 tonnes de blé sur la scène internationale afin de sécuriser ses approvisionnements et éviter une flambée des cours intérieurs, a-t-on appris auprès des opérateurs français. Durant la première quinzaine du mois de janvier, l’Algérie, pour des raisons identiques, s’était déjà procurée près d’un million de tonnes de blé de diverses origines.
    L’Algérie est le 4e importateur mondial de blé. Dans le détail, l’Algérie a acheté, mercredi, 150.000 tonnes de blé pour livraison en mars, 400.000 tonnes livrables en mai et 200.000 tonnes en juin, le tout à un prix moyen de 380 dollars la tonne CAF (coût, assurance et fret compris). Selon le marché, les deux tiers des blés seraient français et le dernier tiers « vraisemblablement » argentin. La France est traditionnellement le premier fournisseur en blé de l’Algérie.

    L’Irak cherche 100.000 tonnes

    Les tensions au Maghreb font craindre également une propagation aux pays voisins du Moyen-Orient lesquels cherchent, eux aussi, à sécuriser leurs approvisionnements. Ainsi, selon les opérateurs, l’Irak est à la recherche de 100.000 tonnes de blé optionnel (toutes origines) et pourrait être rejoint, prochainement, par l’Arabie saoudite et l’Égypte, en quête d’importantes quantités de blé.

    Dopé par cette nouvelle vague d’achats, le prix du blé meunier s’est raffermi mercredi sur le marché à terme européen (Euronext). À la mi-journée, la tonne pour livraison en mars gagnait 3,75 euros, grimpant à 266,25 euros, soit un plus haut niveau depuis deux ans pour cette échéance.

    Lepoint.fr


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